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COURS GENERAUX









LA FOCALISATION ou LES POINTS DE VUE DANS LE RECIT
1ère année de Bac

 

-1

La focalisation zéro ou point de vue omniscient

Ici le narrateur est comme un dieu dans l'histoire. Il sait tout sur les personnages. Il peut décrire leur extérieur comme leur intérieur (les sentiments). ²

هنا السارد يعرف كل شيء عن الشخصية وله القدرة على وصفها من الداخل ـ الأحاسيس ـ و الخارج.

 

Ce type de focalisation, on le trouve dans La planète des singes

 

-2

La focalisation interne ou point de vue interne

Dans ce cas c'est un personnage de l'histoire qui décrit et raconte les

événements

في هذه الحالة، أحد الشخصيات هو الذي يصف و يحكي لنا الأحداث وليس السارد، فيصبح سارداً مكان السارد الرئيسي.

Ce type de focalisation domine La boîte à merveilles + Le dernier jour d'un condamné

 

-3

La focalisation externe ou point de vue externe

Le narrateur ne raconte et décrit que ce qui est est visible et extérieur

 السارد لا يحكي و لا يصف إلا ما هو ظاهر و خارجي في الأمكنة الشخصيات 

 

  

 Remarque : Dans Antigone, il n'y a pas de focalisation car ce n'est pas un récit mais plutôt une pièce de théâtre











LES FIGURES DE STYLE     


I. LES FIGURES DE L'ANALOGIE
 
La COMPARAISON: elle rapproche deux éléments comportant une caractéristique commune, une  analogie (le terme comparé et le terme comparant), à l'aide d'un mot comparatif (comme, pareil à, semblable à, il semble etc.).
Ex. : Son regard est pareil au regard des statues ... Paul Verlaine
La MÉTAPHORE : c'est une comparaison sans terme comparatif, la forme la plus condensée d'image. Cette assimilation directe du comparé et du comparant peut créer des images surprenantes et d'une  grande densité.
Ex. : "Ma soif est un esclave nu... " Paul Valéry
terme comparé = " ma soif", terme comparant = " un esclave nu ".
Il arrive que le terme comparé soit absent. En ce cas, le message poétique semble plus énigmatique.
Ex. : Ce toit tranquille, où marchent les colombes,/ Entre les pins palpite, entre les tombes... Paul Valéry ("toit tranquille" = la mer, terme comparé implicite; " colombes " = les voiles des bateaux, terme comparé implicite)
L'ALLÉGORIE : elle consiste à représenter de façon imagée, en la matérialisant, une idée abstraite.
C'est une image littéraire dont le phore (comparant) est appliqué au thème (sujet comparé) non globalement comme dans la métaphore, mais élément par élément ou du moins avec une personnification.
Ex. : Mon beau navire ô ma mémoire / Avons-nous assez navigué / Dans une onde mauvaise à boire /
Avons-nous assez divagué / De la belle aube au triste soir ... Guillaume Apollinaire
Ici la mémoire est matérialisée par l'image du navire à la dérive.
La rêverie... une jeune femme merveilleuse, imprévisible, tendre, énigmatique, à qui je ne demande jamais compte de ses fugues... André Breton
La PERSONNIFICATION: cette figure consiste à évoquer un objet ou une idée sous les traits d'un être humain.
Ex. : Le soleil aussi attendait Chloé, mais lui pouvait s'amuser à faire des ombres. Boris Vian


II. LES FIGURES DE LA SUBSTITUTION

La MÉTONYMIE (échange de noms): elle remplace un terme par un autre qui est lié au premier par un rapport logique. Les deux éléments appartiennent au même ensemble, sont liés par un rapport de contiguïté. . Elle peut substituer :
-le contenant au contenu (ex. boire un verre),
-l'effet à la cause (ex. Socrate a bu la mort = le poison qui l'a tué),
-le symbole à la chose (ex. les lauriers = la gloire),
-l'objet à l'utilisateur (ex. le premier violon = le premier violoniste),
-l'auteur à son oeuvre (ex. lire un Zola), etc.
quelque chose par un terme dont le sens inclut celui du terme propre. Elle permet d'exprimer un tout  par une de ses parties, un objet par sa matière, et vice-versa.
Ex. : Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur. " Victor Hugo (" les voiles " = les bateaux à voiles)
Une tête si chère; une lame; le cèdre (coffret de cèdre)...
L' ANTIPHRASE (procédé de base de l' ironie) : cette figure consiste à exprimer une idée par son contraire, dans une intention ironique.
Ex. : C'est de bon goût! = C'est tout à fait déplacé. -- Ne vous gênez pas!
La LITOTE : elle consiste à dire peu pour suggérer beaucoup. Le verbe est souvent à la forme négative.
Ex. : --Va, je ne te hais point ! Pierre Corneille (Par ces mots, Chimène fait comprendre à Rodrigue
qu'elle l'aime.)
L'EUPHÉMISME: cette figure permet d'atténuer une idée déplaisante
Ex. : demandeur d'emploi (= chômeur), la disparition (= la mort).

III. LES FIGURES DE L'OPPOSITION

L'ANTITHÈSE: elle met en parallèle deux mots désignant des réalités opposées. Cette forte opposition, souvent renforcée par un parallélisme de construction, permet de mettre vigoureusement en valeur une idée.
Ex. : Car tout être de chair jette indifféremment / Mêmes cris pour la mort et pour l'enfantement. Louis Aragon
L'OXYMORE ou alliance de mots: cette figure est une variété d'antithèse. Deux mots désignant des réalités contradictoires sont étroitement liés par la syntaxe.
Ex.: Je sais que c'est la coutume / D'adorer ces nains géants." Victor Hugo (" nains géants " = les hommes)
Cette obscure clarté qui tombe des étoiles...
Le CHIASME : cette figure est un effet de rythme. Les éléments de deux groupes parallèles sont inversés. Le chiasme peut souligner l'union de deux réalités ou renforcer une antithèse.
Ex.: La neige fait au nord ce qu'au sud fait le sable. Victor Hugo

IV. LES FIGURES DE L'OMISSION

La PRÉTÉRITION: on déclare passer sous silence une chose sur laquelle on attire néanmoins  l'attention, par un procédé indirect.
Ex. : Je pourrais faire remarquer que (Mme la duchesse) connaissait si bien la beauté des ouvrages de
l'esprit... mais pourquoi m'étendre? Bossuet


V. LES FIGURES DE L'AMPLIFICATION ET DE L'INSISTANCE

L'HYPERBOLE: elle amplifie une idée parfois jusqu'à l'exagération pour la mettre en relief.
Ex. : briller de mille feux, mourir de honte, un bruit à réveiller un mort...
La GRADATION : cette figure sert à créer un effet de dramatisation en ordonnant dans l'énoncé des termes de force croissante, dont le dernier est fréquemment hyperbolique.
Ex. "Va, cours, vole et nous venge." Pierre Corneille
L'ANAPHORE : cette figure se caractérise par l'emploi répété d'un terme en tête d'un groupe de mots ou d'une phrase.
Ex. : "Marcher à jeun, marcher vaincu, marcher malade." V.Hugo






 

METHODES DE L'EXPRESSION ECRITE
Comment dois-je rédigee une expression écrite ?! Suis la procédure avec Dorouss.

Au Maroc, nombreux sont les élèves qui ne maîtrisent pas bien l'écrit, le texte produit demeure bourré de fautes de syntaxe, de conjugaison, d'orthographe, en plus des expressions mal dites, les plagiats, les interférences, les répétitions,... Pour surmonter ces lacunes, je propose un plan accompagné d'exemples et d'exercices pour chaque type de texte demandé à produire dans une consigne quelconque.

Je me limite à travailler sur les types de texte  étudiés dans le cadre de l'enseignement scolaire au Maroc, qui se présentent comme suit ;

- Le texte narratif.
- Le texte descriptif.
- Le texte argumentatif.


Le texte narratif :

La plupart des sujets demandés à développer dans ce cadre est de raconter un événement, un souvenir d'enfance, un fait divers, ... Le cas échéant, la consigne se trouve souvent accompagnée des conditions d'écritures telles que rédiger en respectant les temps du récit ou encore faire rapprocher le lecteur d'un événement inscrit dans le passé.


Rappelons-nous : Dans un texte narratif, le fait de raconter un fait dans le passé implique l'usage des temps du récit

  • Le passé simple : qui sert à exprimer :

    - une action brève (rapidement fait); (exemple : Il sauta du sommet de l'arbre et se blessa/ sauter et se blesser sont deux verbes qui n'impliquent pas beaucoup de temps pour se réaliser)

    - une action achevée (accomplie et passée) ; (exemple : A 6 heures du matin, nous fûmes déjà près du carrefour, nous prîmes le chemin du voyage/ fûmes : le verbe être au passé simple, et prîmes: le verbe prendre au passé simple expriment 2 actions déjà réalisées et accomplies)

    - ou encore une action inhabituelle : souvent provoquée par un événement inattendu ou étrange (exemple : Soudain, dans ce mois chaud de juillet, une forte pluie commença à tomber/ commença décrit une action inattendue, presque anormale, la pluie tombe normalement en hiver et pas en été

    si on exclut les régions pacifiques)

 

Rappelons-nous : les terminaisons du passé simple

      • 1er groupe (er) : ai, as, a, âmes, âtes, èrent / je sautai, tu sautas, il sauta, nous sautâmes,...

      • 2ème groupe (ir) : is, is, it, îmes, îtes, îrent / je finis, tu finis, il finit, vous finîtes, ils finîrent

      • 3 groupe ( contient plusieurs terminaisons)


  • L'imparfait : l'imparfait est en quelques sortes le frère-ennemi du passé simple; souvent on trouve les deux temps cote-à-cote mais avec des usages différents. L'imparfait exprime donc :

    - une action habituelle ou répétitive : la répétition est l'objet de l'imparfait (exemple : Chaque vendredi, Moussa se rendait à la mosquée pour la prière/ se rendre est un verbe pronominal conjugué à l'imparfait car l'action exprimée se répète chaque vendredi)
     

      - une action durable : ou une action tout simplement qui prend du temps pour se réaliser (exemple : maman se préparait un siècle pour ce mariage / se préparer demande du temps, ici il est fortifié par l'hyperbole ; un siècle ! C'est du temps, n'est-ce pas ?!

      - une action inaccomplie dans le passé : contrairement au passé simple, l'imparfait exprime une action qui n'est pas terminée pas dans le présent mais dans le passé raconté (exemple : Il allait et venait sans pouvoir trouver une idée pour tuer le monstre / aller et venir : deux verbes dont l'action ne porte pas de fin dans la phrase-exemple ),...

       

      Rappelons-nous : Par rapport au passé simple, les terminaisons de l'imparfait sont plus faciles à retenir car elles s'impliquent pour les 3 groupes, elles sont comme suit : ais, ais, ait, ions, iez, aient/ exemple : je passais, il réfléchissait, nous voulions, ils toussaient, …

    Le présent de l'indicatif : qui sert à 
    -   rapprocher des événements inscrits dans le passé à un lecteur au présent ( il s'emploie aussi pour faire revivre des sentiments ou des faits au passé chez un narrateur au présent)
    -  expliquer ou commenter des faits passés dans le présent


    Pour raconter :

    • Il est préférable de diviser ton texte de production écrite en deux parties :

      1- la première, pour le cadre générale de l'événement que tu veux raconter (un paragraphe ou deux)

      2- la seconde, pour développer le sujet de façon détaillée et le déterminer dans son univers spatio-temporel (essaie de voir Éléments de réponse)

       

      Maintenant mettons les mains à la pâte !
       
      Passons à quelques exemples de consignes ! N'ayez pas peur ! C'est du lait au chocolat !

       

      Voyons celui-là :

       

      Sujet d'expression écrite :

       

      A l'instar de Sidi Mohammed, dans La boîte à merveilles d'Ahmed SEFRIOUI , rédigez (dans environ 15 lignes) un souvenir d'enfance où vous évoquez votre premier jour d'école. Montrez que le comportement maladroit d'un élève a provoqué un air humoristique dans la classe.




    Bon ! C'est donc un travail qui demande d'abord une connaissance antérieure de quelques événements sur l'entrée de Sidi Mohammed  à l'école dans La boîte à merveilles pour la première fois .

     

    Rappelons-nous : Le personnage de Sidi Mohammed a 6 ans, il est le seul fils de Lala Zoubida et Si Abdeslam. L'école dont parle le sujet n'est que le Msid ou école coranique car à l'époque, les enfants ne vont à l'école que s'il atteignent 7 ans. Mais chacun peut raconter son 1er jour d'école selon qu'il soit à la crèche ou à l'école primaire même.


    Éléments de réponse :


    Ici je commence par le cadre général et je dis comme exemple :


     

    L'enfance est une période si importante pour moi comme pour certains, je ne peux malgré mes 67 ans nier son impact sur mon esprit, c'est là où j'ai appris le sens de la liberté, le goût des jeux collectifs, la chaleur des amitiés, le bonheur de l'irresponsabilité,...


     

    Dans le deuxième paragraphe, tu essaies de te débarrasser petit à petit du cadre général pour te préparer à entrer dans le cadre de sujet demandé :


     

    Chaque jour m'emmenait à l'autre, je n'avais jamais mis l'œil sur l'horloge car les enfants de mon âge et moi commençâmes nos jeux au lever du soleil et nous ne finissions qu'à son coucher jusqu'à le jour où mon père décida de m'emmener à l'école.


     

    Voilà ! Maintenant à toi de glisser dans le sujet en précisant ton âge, tes préparatifs pour ce jour-là, tes sentiments, décris ton école et spécifiquement ta classe, les élèves, ensuite le motif principal du sujet : le geste d'un élève qui a provoqué le rire.


    T'inquiètes je vais t'aider ! Un exemple :


     

    J'avais donc 7 ans, l'avant-jour de l'école était pour les préparatifs, je passai chez le coiffeur, j'avais au juste des mèches qui avaient couvert mes oreilles, de loin je voyais papa avancer sur sa moto bruyante, les mains tenant deux paquets noirs, je vérifiai ensuite qu'elle contenait une chemise blanche et un pantalon jeans bleu, un cartable rempli de livres dont je me réjouissais d'en regarder les photos

    Le lendemain à bonne heure, j'endossais le cartable, nous mîmes sur le chemin de l'école Mustapha et moi. 25 minutes manquaient encore au début de la séance quand nous étions à la porte de l'école. Les enfants de différentes tailles proviennent de tous les coins par individus ou collectivement.


    La cloche sonna. Nous nous dirigeâmes vers la classe 7. Un élève joufflu et morveux essaya de prendre ma place dans les derniers rangs, je lui ai adressé un coup vers sa joue droite, il connut que je j'étais plus fort que lui, il bouda et changea rapidement de place.


    Zriwita, ou abdelkader fils de Driss, le légumier, ne retînt pas ses forces devant une pisse quand le maître, apparemment ridé et si sévère, le menaça s'il ne s'arrêtât pas de déconner. Une flaque d'urine couvrait une bonne partie de la rive gauche de la classe. Une foule de rires et de moqueries s'éclata. Le maître devint perplexe malgré son expérience. L'odeur mêlée avec le soleil de 11h am rendirent la salle une toilette sans gardien. Deux mouches vinrent tout à coup, elles appelèrent leurs confrères qui rejoignirent la place tout de suite.

     

    A toi donc d'imaginer une petite fin à cet événement comique, d'ailleurs l'essentiel est presque dit !








     

METHODES DE L'EXPRESSION ECRITE
Comment dois-je rédiger une expression écrite ? Suis la procédure avec Dorouss.


Au Maroc, nombreux sont les élèves qui ne maîtrisent pas bien l'écrit, le texte produit demeure bourré de fautes de syntaxe, de conjugaison, d'orthographe, en plus des expressions mal dites, les plagiats, les interférences, les répétitions,... Pour surmonter ces lacunes, je propose un plan accompagné d'exemples et d'exercices pour chaque type de texte demandé à produire dans une consigne quelconque.

Je me limite à travailler sur les types de texte  étudiés dans le cadre de l'enseignement scolaire au Maroc, qui se présentent comme suit ;

- Le texte narratif.
- Le texte descriptif.
- Le texte argumentatif.




Le texte descriptif:

 

Salut ! Je vous accompagne encore une fois pour vous aider à écrire un texte descriptif !  Soyez les bienvenu(e)s où que vous êtes !

 

 

Bhen le texte descriptif c'est difficile à écrire, y a trop d'adjectifs à mettre, les subordonnées relatives, les compléments de noms, oufff j'ai le vertige en y pensant ! Dîtes jamais ça, car vous allez laisser le tout d'un coup! Le texte descriptif est très facile à écrire! Vous n'avez qu'à suivre attentivement ce cours jusqu'à la fin!Je compte sur vous ! Allez commençons !

 

D'abord c'est rare qu'on demande à un apprenant de rédiger un texte où il n'y a que la description. La narration accompagne souvent la description, on dirait des copines !

 

Pourquoi donc la narration et la description ?

Tout simplement parce que l'auteur, en racontant, il a besoin de s'arrêter pour donner des caractéristiques sur quelque chose ou sur quelqu'un. C'est la description qui se trouve insérée dans la narration et pas le contraire. Eh bhen, vous allez dire pourquoi tout ce charabia sur la description? Vraiment c'est pas du bla bla ce que je viens de vous montrer, nous en aurons besoin plus tard…

Passons ! Passons !  Je suis sûr que vous avez envie de passer au pratique !

 

 

Des outils pour réussir la description:

 

Ecoutez ! Si un mécanicien veut réparer une auto il a besoin de quelques outils type : clé à mollette, des clé de toutes mesures, des tournevis peut-être, etc.  Eh bien c'est presque la même chose pour la description. Si on décide de rédiger un texte descriptif on doit savoir au préalable des petites choses croyez vous allez apprécier !

 

Les adjectifs :

Les adjectifs sont des mots qui ont pour but de donner une ou des caractéristiques à des choses ou à des personnes, tu as visité par exemple une ville que tes camarades n'ont jamais vue, pour leur décrire cette ville-là, tu as besoin de quelques mots comme petite, ses rues sont vastes, traditionnelle, souks pleins de gens, côtière, chaude, propre, peuplée, froide, jardins verts, …

Eh bien les mots en italique sont tout simplement des adjectifs. En marocain, on utilise des adjectifs chaque jour, parfois sans le savoir !  

 

On entend souvent que l'adjectif s'accorde en genre et en nombre ! Oups c'est difficile ça! J'ai jamais arrivé à retenir cette règle! Vous inquiétez pas c'est du lait au chocolat ça !

 

Avec toute simplicité, le genre signifie cette chose ou cette personne de quoi je veux parler est de type féminin ou masculin. Le nombre c'est de combien de chose(s) ou de personne(s)  je vais parler aussi.

Bref !

Genre: féminin ou masculin

Nombre: singuliers ou pluriel

 

Généralement pour désigner le féminin (le nom commence par une, la, l', parfois ça commence par rien) on ajoute le "e", pour le pluriel (le nom commence par les, des, parfois ça commence par rien) on ajoute le "s" ou le "x". Allez des exemples !

Exemples:

Un petit village                une petite ville

Des petits villages           des petites villes

 

Si le nom (village, ville) est féminin+pluriel on ajoute le "e" du féminin + le "s" du pluriel.

 

 

Epithète ou attribut ?

 

L'adjectif dit qualificatif est épithète ou attribut. C'est simple! Epithète : quand l'adjectif est "à côté" d'un nom, quand il est après un verbe spécialement comme "être", "demeurer", "rester", "sembler"(appelés verbes copules) ici l'adjectif  s'appelle attribut.

 Voilà donc pour l'adjectif !  Croyez-moi si vous avez compris ce qu'on a dit, vous avez 40% de possibilité pour rédiger correctement un texte descriptif! Ce qui reste ça devrait être beaucoup plus à la portée des mains !

 

 

La subordonnée relative :

 

Beaucoup d'apprenants entendent parler des subordonnées relatives ou des pronoms relatifs mais qu'ils maîtrisent très rarement.

Rappelons-nous des pronoms relatifs simples et leurs usages !

 

Les pronoms relatifs simples :

 

qui – que- dont – où

 

Les pronoms relatifs simples sont des mots qui remplacent d'autres mots répétés. Donc, ces relatifs sont les ennemis en quelques sortes les ennemis de la répétition.

 

Le "qui" remplace un SUJET répété :

 

Un exemple pour comprendre ;

La fille qui s'assoit là-bas est une bonne élève

Nous avons ici deux verbes (s'assoit, est) donc, automatiquement nous avons deux phrases verbales;

P1- La fille est une bonne élève.

P2- La fille s'assoit là-bas.

  sujet

On supprime le sujet dans P2, ensuite on insère P2 précédée par "qui" dans P1 juste après le mot répété et ça devient ; La fille qui s'assoit là-bas est une bonne élève.

 

Le "que" remplace un COD répété :

 

Un exemple pour comprendre ;

La fille que tu as saluée est une bonne élève

 Cette phrase comporte deux verbes (as saluée – est) et par conséquence, deux phrases :

 

     P1- La fille est une bonne élève.

     P2- Tu as salué cette fille.

                                 Complément d'objet direct (COD)

On supprime le COD dans P2, ensuite on insère P2 précédée par "que" dans P1 juste après le mot répété et ça devient ; La fille que tu as saluée est une bonne élève.

Remarque : Le participe passé s'accorde en genre et en nombre avec le COD (pronom) qui le précède.

Ex : La maîtresse au tablier blanc, tu l'as vue ?                      

   

 

 

Le "dont" remplace un COMPLEMENT DE NOM ou un COI commençant par (de) :

 

Un exemple :

La fille dont tu as parlé est une bonne élève.

2 verbes existent dans cette phrase (as parlé, est) et deux phrases aussi :

 

    P1- La fille est une bonne élève.

    P2- tu as parlé de cette fille.

                             Complément d'objet indirect (COI) qui commence par (de)

 

On supprime le COI dans P2, ensuite on insère P2 précédée par "dont" dans P1 juste après le mot répété et ça devient ; La fille dont tu as parlé est une bonne élève.

 

 

Le "où" remplace un CCL ou un CCT :

 

Exemple 1 :

Le village où tu habites est formidable

 Deux verbes (habites, est)

Deux phrases :

    P1- Le village est formidable.

    P2- tu habites dans ce village.

                            Complément circonstanciel de lieu (CCL)

 

On supprime le CCL dans P2, ensuite on insère P2 précédée par "où" dans P1 juste après le mot répété et ça devient donc; Le village tu habites est formidable

 

                                     Exemple 2 :

 

Le temps où le soleil se couche demeure merveilleux.

Les verbes : se couche – demeure.

Deux phrases :

 

   P1- Le temps demeure merveilleux.

   P2- Le soleil se couche pendant ce temps.

                                           Complément circonstanciel de temps (CCT)

 

 

On supprime le CCT dans P2, ensuite on insère P2 précédée par "où" dans P1 juste après le mot répété et ça devient ; Le temps le soleil se couche demeure merveilleux.

 

 

Quelqu'un d'entre vous se pose la question : mais pourquoi tout ça ?!!! Quel lien y-t-il entre toutes ces leçons et le texte descriptif ?!!!

Eh bien tout simplement parce qu'on trouve ces éléments dans le texte descriptif.


 

 

Je dois vous rappeler maintenant qu'un texte descriptif est riche en :

·        Adjectifs et groupes adjectivaux

·        Compléments de nom

·        Subordonnées relatives

·        Les figures de style surtout la comparaison et la métaphore

·        Les phrases déclaratives

·        Les localisateurs + l'énumération

 

 

 

On peut décrire plusieurs éléments, notamment une personne, un lieu, un objet, un animal, …

 

Choisissons ce texte de Zola (l'incipit de Germinal) ;

 

       Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d'une obscurité et d'une épaisseur d'encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. Devant lui, il ne voyait même pas le sol noir, et il n'avait la sensation de l'immense horizon plat que par les souffles du vent de mars, des rafales larges comme sur une mer, glacées d'avoir balayé des lieues de marais et de terres nues. Aucune ombre d'arbre ne tachait le ciel, le pavé se déroulait avec la rectitude d'une jetée, au milieu de l'embrun aveuglant des ténèbres.
    L'homme était parti de Marchiennes vers deux heures. Il marchait d'un pas allongé, grelottant sous le coton aminci de sa veste et de son pantalon de velours. Un petit paquet, noué dans un mouchoir à carreaux, le gênait beaucoup; et il le serrait contre ses flancs, tantôt d'un coude, tantôt de l'autre, pour glisser au fond de ses poches les deux mains à la fois, des mains gourdes que les lanières du vent d'est faisaient saigner. Une seule idée occupait sa tête vide d'ouvrier sans travail et sans gîte, l'espoir que le froid serait moins vif après le lever du jour. Depuis une heure, il avançait ainsi, lorsque sur la gauche à deux kilomètres de Montsou, il aperçut des feux rouges, trois brasiers brûlant au plein air, et comme suspendus. D'abord, il hésita, pris de crainte; puis, il ne put résister au besoin douloureux de se chauffer un instant les mains.

 

 

Adjectifs

Rase, seul, la grande, droit, noir, immense, larges, glacées, plein,…

Compléments de nom

Epaisseur d'encre, dix kilomètres de pavé, de sa veste, fond de ses poches,…

Subordonnée relative

Des mains gourdes que les lanières…faisaient saigner

La comparaison

Des rafales larges comme sur une mer

Les localisateurs

Sous, dans, à travers, devant lui, au milieu, contre, …

L'énumération

Dix km, deux heures, deux mains, une heure, …

Elément décrit

Un lieu ( le chemin entre Marchiennes et Montsou)

 

 

Voilà ! J'espère que jusqu'au là rien ne pose problème.

 
 
Au pratique :

Maintenant que tu sais les composantes d'un texte descriptif, passons à l'entraînement !

Crois-moi c'est pas difficile! Faut juste s'en mêler.

 

 

Voyons cette consigne !

 

Sujet :

 

Il y a sûrement une personne qui a produit sur vous un effet. Faîtes d'elle une description physique et morale.

 

Bon le sujet est clair, je vois qu'il n'y a pas de mal de le clarifier ;

    • Elément à décrire : une personne
    • Conditions de le description : - une personne qui t'a influencé – une description physique et morale.

 

Rappelons-nous :

-         Pour décrire une personne on commence souvent par son portrait physique, ensuite son aspect vestimentaire (ses vêtements), enfin son portrait moral.

-         On choisit le type de description; soit subjective (positive) ou objective (neutre).

-         On choisit aussi l'ordre de la description physique : du haut vers le bas ou du bas vers le haut.

-         On choisit l'imparfait ou le présent de l'indicatif.

 

Moi, je vais choisir le plus simple; une description subjective, commençant du haut vers le bas. Mais avant d'aborder ma description, j'aime bien introduire mon texte par ceci;

 

          Il nous arrive  d'être impressionné par une personne qu'on contacte un moment de notre vie. Cette impression est grâce à son physique ou sa personnalité ou peut-être les deux. C'est exactement ce qui m'est arrivé lorsque je poursuivais mes études au lycée. C'était mon prof Ahmed ALAMI.

 

 

Voilà donc une petite introduction à mon sujet. Là je peux entamer tranquillement la description physique.

 

Ahmed ALAMI était une personne charismatique (qui attire les autres par sa beauté), il avait une taille moyenne, ses cheveux noirs encadraient son visage rond. Son front peu ridé sous lequel se dessinaient des sourcils bien dessinés et arqués. Les yeux marron laissent échapper un regard intelligent. Son nez pointu se dresse au-dessus de deux lèvres parfaitement tracées qui voilent des dents blanches et propres.

 

C'est fait pour le physique, mais il reste les vêtements. Voyons comment va-t-on dire.

 

L'élégance de Monsieur ALAMI est remarquable. Le choix affiné de ses costumes ainsi que ses costumes était le point d'admiration de tout le monde; élèves, profs et directeur. Le tableau prend fin avec ses chaussures toujours cirées qui lui donnaient l'aspect d'un ministre.

 

Eh oui un ministre, y a de l'exagération là-dessus… Pas grave, on est au cadre de la description, on est libre de choisir nos expressions.

Un, deux, trois… le portrait moral. Allons-y.

 

 

Notre professeur avait de l'influence sur tous les élèves, c'est pourquoi tous ces derniers cherchent à devenir ses amis. Il était d'une gentillesse formidable, d'un altruisme remarquable, prêt à donner des coups de main (l'aide) à tout le monde. Un prof respectueux et respectable, solidaire et toujours souriant. En classe, sérieux et travailleur, à l'extérieur, comme un ami ou un père. Quand un élève parmi nous s'absente, il prenait toujours de ses nouvelles, malade, il le visite à l'hôpital. Avec ses collègues (profs), c'est un ami et un frère, il n'hésitait jamais à aider les nouveaux profs dans la préparation de leurs cours.

A force d'être son élève pendant deux ans successifs, je suis devenu sage dans mon comportement avec les autres, indulgent aussi et plus élégant. J'ai laissé tombé mon égoïsme et mon caractère parasite.

Maintenant je quitte le lycée depuis 5 ans, l'image de M. ALAMI ne quitte toujours pas mes yeux. Je tire mon album photo pour me rappeler des jolis souvenirs marqués par cette personnalité inoubliable.

 

 

Et voilà félicitations pour toi !

 







Discours direct/indirect :  changements


Les changements de ponctuation:

·         Les deux points (:) et les guillemets ("..") disparaissent.
·         Les points d'interrogation et d'exclamation aussi.
 
Les changements de la personne:

·   il → il
 quand le sujet de la phrase au discours direct est à la troisième personne du singulier ou du pluriel aucun changement ne s'opère.
 
exemple: Il déclare :" il était au bureau quand le téléphone a sonné" Il déclare qu'il était au bureau quand le téléphone a sonné.  
·   Je, Tu → il
exemple 1: Il annonce: « Je vais recevoir mes amis demain » Il annonce qu'il va recevoir ses amis demain.
exemple 2: Il annonce: « Tu vas recevoir mes amis demain » Il annonce qu'il va recevoir ses amis demain.  
·   Si celui qui rapporte le discours est moi-même ( ou bien nous-même), le "je" et le "nous" ne change pas
exemple 1:   Je lui dis: " je vais rester à la maison"  Je lui dis que je vais rester à la maison.
exemple 2:   Nous lui disons:" nous allons rester à la maison" Nous lui disons que nous allons rester à la maison.
·   Si celui qui parle est moi-même et je rapporte une parole qui m'a été adressée, le "tu" deviens "je", "tes" deviens "mes"
exemple : Il me dit :" Tu dois réviser tes leçons"   Il me dit que je dois réviser mes leçons.
 
Les changements au niveau de la phrase entre "..."
 
Comme c'est déjà vu, on efface les : et les "…" et on commence la phrase au discours direct par la conjonction "que".
 
 Les changements au niveau des adjectifs possessifs et des pronoms:
·        Les adjectifs possessifs:
 
·        mon→ son,                                                      ton→ son,                                son → son,
·        ma→ sa,                                                            ta →sa,                                       sa→ sa,
·        mes→ ses,                                                       tes ses,                                 ses ses
·        notre/votre/leur → leur
·        nos/vos/leurs → leurs
 
exemple: Le directeur dit à l'élève :" ton comportement se dégrade jour après jour, tes notes sont faibles, ta maman était là hier, je lui ai dit tout sur toi, mon travail consiste à te conseiller, mon fils"  Le directeur dit à l'élève que son comportement se dégrade jour après jour, que ses notes sont faibles,  que sa maman était là hier, qu'il lui ai dit tout sur lui, son travail consiste à le conseiller.  
 
 
·        Les pronoms:
 
·        moi →lui,                                                                    toi →lui,                                                       lui →lui
·        me (C.O.I) → lui,                                                    te (C.O.I) → lui,                                             lui→lui
·        me (C.O.D) → le,                                                  te ( C.O.D) → le,                                            le → le
·        me (verbes pronominaux) → se,                      te ( v.pronominaux) →se,                             se→se
 
 
 
exemple1: Il déclare à ses amis:" mon père va me donner l'argent du pique-nique" Il déclare à ses amis que son père va lui donner l'argent du pique-nique.(le père va donner l'argent à qui ? à son fils- (COI))
 
exemple2: Le directeur annonce à l'élève: "mon travail consiste à te conseiller" Le directeur annonce à l'élève que son travail consiste à le conseiller. (Le travail du directeur consiste à conseiller qui ? l'élève - (COD))
    
exemple3 : L'enfant dit : " Je me promène (verbe pronominal –se promener) chaque jour au jardin de la ville"L'enfant dit qu'il se promène chaque jour au jardin de la ville.
 
Les changements des temps des verbes:
 
·        Si le verbe introducteur est au présent ou au futur simple, aucun changement ne s'effectue au niveau des verbes du discours direct.
 
·        Si le verbe au discours direct est à l'impératif, au discours indirect il devient infinitif
 
·        impératif→ infinitif
·        ne +impératif+pas → ne pas + infinitif
 
Remarque : ici la phrase au discours indirect ne commence pas par "que" mais par "de"
 
 
 exemple : La maman demande à sa fille : " Reste à la maison et ne quitte pas ton frère".  La maman demande à sa fille de rester à la maison et ne pas quitter son frère.
 
 
 
Prolongements:
·        Etude du discours indirect au cas du verbe introducteur au passé.
·        Etude de l'interrogative indirecte.